Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 11:30

 

L’association des vins naturels donne rendez-vous les 5 et 6 mai à Rouffach pour la deuxième édition du salon des vins libres où la présence d'une cinquantaine de vignerons de tous les terroirs de France est attendue. Débats et causeries en perspective pour cette filière naissante de la viticulture.

 

Il y a une quinzaine d’années, les quelques vins bio détonnaient dans la filière. Et les vignerons qui s’essayaient à l’agrobiologie devaient affronter une réticence forte à commencer par celle des détenteursd’un savoir agronomique porté sur la chimie des sols. Aujourd’hui, la question bio est entendue. En sera t-il de même pour les vins naturels dans quinze ans ? Toujours est-il qu’aujourd’hui, ils suscitent beaucoup de réticences de la part des milieux de l’œnologie. Car l’acidité volatile, l’un des multiples aspects de la question, reste considérée au plan œnologique comme au plan réglementaire comme un défaut majeur et rédhibitoire du vin, le rendant impropre à la consommation.


Pour les vignerons élaborateurs de vins naturels, cette fameuse volatile ne peut être assimilée systématiquement à de la piqûre d’autant que tous les vins n’ont pas le même rapport odorant à l’acescence. Certains tolèrent des teneurs en acides de la série acétique plus élevées que d’autres. C’est pour cela d’ailleurs que les teneurs maximales réglementaires ne sont pas les même selon les catégories de vins.


Les vignerons de vins naturels voient plutôt dans l’acescence l’expression d’une minéralisation (décomposition) poussée du jus de raisin. Quand d’autres estiment qu’il s’agit là d’une décomposition incontrôlée par des ferments dits indésirables. Une première brèche est apparue dans les fondements pasteuriens de l’œnologie qui considéraient que seule saccharomycès cerevisiae est favorable au vin. Désormais sont commercialisées des souches de levures Torulaspora delbrueckii… Certaines bactéries acétiques trouveront peut-être grâce aux yeux de l’œnologie dans les années à venir, pour peu qu’elles fassent l’objet d’enjeu commercial…


Il y a deux ans à l’abbaye de Marbach, le salon des vins libres avait suscité beaucoup de curiosité et attiré beaucoup de monde. Cette année, c’est dans l’ancien Hôtel de ville de Rouffach, reconvertit en maison des associations que se tiendra ce rendez-vous des vignerons qui revendiquent l’élaboration de vins naturels.

 

Plus bio que bio ? « Non ! », précise Jean-Pierre Frick, l’un des co-organisateurs avec ses confrères vignerons Christian et Audrey Binner à Ammerschwihr, Patrick et Mireille Meyer à Nothalten et Bruno  Schueller à Husseren-les-châteaux. La différence entre les vins naturels et les vins bio ne réside pas dans la méthode de production, mais dans la liberté d’expression du vin, pas forcément cadrée par les cahiers des charges d’appellations. L’on trouvera ainsi des élaborations surprenantes comme de la vinification sous voile, ou de la méthode ancestrale ou même encore des effervescents rouges, dans n’importe qu’elle appellation. Quitte même à sortir des critères règlementaires d’appellation, les vignerons de vins naturels se laissent guider par leur intuition vers une voie d’élaboration plutôt dictée par les conditions du terroir et du millésime et surtout par l’intérêt du vin. Elaborés sans aucun additif à l’exception d’un ou deux grammes de SO2 tout au plus, les vins naturels présentent la particularité d’évoluer fortement dans le verre à mesure qu’ils minéralisent au contact de l’air.


« Je dirais que ce sont des vins de complicité. On demande au dégustateur d’ouvrir ses sens, et surtout, ces vins ne se situent pas dans l’immédiateté », explique Jean-Pierre Frick. D’ailleurs, cette journée des vins libres sera l’occasion d’aller à la rencontre de vins peu ordinaires, mais surtout de gens d’esprits libres.

 

David LEFEBVRE

 


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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 17:14

 

La Nouvelle Génération des Vins Nature d’Alsace arrive en renfort !!

 

Depuis quelques années, on entend ça et là que tel vigneron Bio alsacien s’est expérimenté dans une cuvée nature, puis deux, puis aujourd’hui une vraie petite gamme. L’idée d’organiser une dégustation entre producteurs m’est donc venue l’été dernier, histoire de mettre en commun nos idées, nos inquiétudes, nos réussites, nos désespoirs. Avec l’aide de l’OPABA (Organisation Professionnelle pour l’Agriculture Biologique d’Alsace), nous étions une quinzaine de vignerons alsaciens, venus, quelques quilles sous le bras, à passer une soirée magnifique, à déguster au milieu des vignes (c’est là qu’on déguste le mieux !) et à partager un grand moment de convivialité tout en apprenant, des uns, des autres.

 

Parmi eux, 7 élaborent aujourd’hui une vraie gamme de cuvées respectant les critères techniques (et philosophiques) des vins naturels (AVN).  Il nous a donc semblé tout naturel d’associer ses joyeux lurons à notre événement international du Salon des Vins Libres !!

 

Venez donc découvrir le Bar de la Nouvelle Génération Nature d’Alsace. Les vignerons vous feront découvrir leurs cuvées, vous feront partager leurs expériences, leurs réussites. Vous pourrez aussi les soutenir dans leurs démarches, leur quête d’un vin pur et sain. Car n’oubliez pas, le Vin Naturel, c’est surtout de l’échange et du partage.

 

Vous y rencontrerez les cuvées de :

 

-          Stéphane Bannwarth d’Obermorschwihr

-     Vincent Fleith d'Ingersheim

-          Frédéric Geschickt d’Ammerschwihr

-          Jean François Ginglinger de Pfaffenheim

-          Hubert et Heidi Hausherr d’Eguisheim

-          Jean Pierre Rietsch de Mittelbergheim.

-          Vincent Stoeffler de Barr

 

Bonne dégustation et à bientôt,

 

            Christian Binner, pour les vignerons libres d’Alsace.

 


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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 20:32

 

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La dream team des vignerons natures alsaciens est prête à venir accueillir ses amis producteurs venus des 4 coins de la France (voire plus !) pour une nouvelle édition du Salon des Vins Libres.


Ce rendez-vous qui désormais est une tradition bisannuelle attendue de tous les fervents de vins sans artifices se déroulera cette année à l’Ancien Hôtel de Ville de Rouffach, les 5 et 6 mai 2012, de 10h à 19h, dans le magnifique cadre du centre historique de cette belle bourgade viticole.


Les 4 mousquetaires alsaciens, Audrey et Christian BINNER, Chantal et Jean-Pierre FRICK, Mireille et Patrick MEYER, Elena et Bruno SCHUELLER sont heureux de vous accueillir pour un week-end de découverte, de dégustation, de convivialité et de fête, dans une ambiance humaine et chaleureuse, comme la philosophie des vins naturels l’accompagne toujours.


L’Ethique autour du Salon des Vins Libres


Les vins libres, naturels, nature, vivants, sans artifices, appelez-les comme vous le voulez, ont la fâcheuse tendance à rassembler, fort certainement à cause de leur forte éthique de production, des amateurs de bons breuvages, de bonne chaire, aimant partager des moments « simplement épicuriens », dans une ambiance chaleureuse et respectueuse des idées de chacun. C’est là que le mot « vin libre » trouve d’ailleurs tout son sens…


Mais alors, c’est quoi un vin libre ?


Tous les exposants qui présenteront leur production sont engagés dans la même démarche, avec le même « fantasme » au quotidien, élaborer un vin produit dans le respect de l’environnement, expressif des multiples facettes que transmet le terroir dont il est né, et surtout respectueux du consommateur final du produit, en lui apportant un vin sain et digeste.


En effet, le monde du vin a passé plusieurs décennies à porter ses efforts à rendre le vin esthétiquement le plus parfait, le plus accessible et le plus « au goût du client », et ce malheureusement souvent au détriment de son équilibre naturel, et son goût originel. L’idée des vins naturels est de ne pas gommer ses subtilités liées au climat, au terroir, au cépage, au millésime, au style du vigneron, à ses choix à ses idées, mais plutôt de les assumer et les expliquer au consommateur.


Résultat : des vins sincères, goûteux, authentiques, ayant une dimension émotionnelle, voire vibratoire que les standards au goût nivelé ont peut être perdu.


Comment ils sont faits ces vins libres ?


L’ensemble des vignerons présents cultive leur vignoble en agriculture biologique et/ou biodynamique, seuls saluts pour permettre de développer une vie suffisante dans les sols, et donc une harmonie parfaite entre le sol, la plante, le cosmos et l’homme. Ces raisins sont vendangés obligatoirement à la main et transformés par le vigneron de la manière la plus respectueuse possible. Exit donc les procédés mécaniques et physiques traumatisants (flash pasteurisation, filtration tangentielle, osmose inverse, résines échangeuses d’ions…). Mais surtout toute la pharmacopée œnologique autorisée dont la liste est malheureusement interminable. Le seul intrant autorisé sera l’adjonction, si besoin, de doses minimales de soufre. Elles devront être obligatoirement très basses, à savoir :


-      Pour les vins rouges : 30 mg/l de soufre total après mise en bouteilles (pour se donner un ordre de grandeur, en Europe, la teneur maximale autorisée pour les vins en général est de 150 mg/l et pour les vins bios, selon le règlement adopté par l’UE très récemment, 100 mg/l)


-      Pour les vins blancs : 40 mg/l de soufre total pour les vins naturels, respectivement 200 pour les vins conventionnels, et 150 pour les vins bios


Pour plus d’infos concernant les règles de production des vins naturels, le site de l’Association des Vins Naturels apporte bon nombre d’informations, entre autres le contenu de l’Engagement que signent les vignerons adhérents : http://www.lesvinsnaturels.org/charte-signee-par-les-vignerons/


Ainsi vous l’aurez compris, les vignerons du salon des vins libres proposent un autre regard sur le vin, une ouverture alternative et paysanne, construite autour de l’échange, du respect des autres et de la liberté de choisir, pour une vie saine, fraternelle et épicurienne. D’ailleurs, des « vini causeries » seront organisées afin que les visiteurs puissent échanger et débattre autour de ses thèmes.


Le salon rassemblera aussi des produits du terroir de qualité, tartes flambées bio, sandwichs à base de pain au levain, vinaigres artisanaux, huîtres et homards directs de l’Atlantique, cafés biodynamiques, … De quoi régaler les papilles entre deux verres. 

 

Enfin, comme par le passé, ce salon s’inscrit dans un calendrier du mois de mai définitivement porté sur les vins bios. En effet, outre notre salon du 5 et 6 mai, se déroulera le 1er mai la 8ème dégustation des vins bios d’Alsace au Château de Kientzheim, organisée par l’OPABA (Organisation Professionnelle de l’Agriculture Biologique d’Alsace) http://www.opaba.org/bioenalsace/, http://www.rdvvigneronsbioalsace.com/ ainsi que la 31ème Foire Eco-Bio d’Alsace, événement majeur dans le monde de la bio dans notre région http://www.foireecobioalsace.fr/


A très bientôt parmi nous, S’gelt.

 

 

Christian BINNER, pour les Vignerons Libres d’Alsace.

 


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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 19:12

 

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 Pasteur disait «le vin est la plus saine des boissons», à son époque peut-être car force est de constater qu'aujourd'hui on en est loin pour 95% des vins Français.


Alors ces vins libres, vins naturels ou vins natures, phénomène de mode, phénomène bobo des villes comme l'affirment les pisses-vinaigres ou  réel et vrai retour vers des saveurs oubliées.


Je pense et je constate un vrai enthousiasme auprès des jeunes que l'on dit parfois consommateurs de mauvaise bouffe. Sans être des dégustateurs aguerris,  les saveurs, les goûts de ces vins leur paraissent plus vrais plus près du fruit moins artificiels que tous ces vins qui expriment parait-il des typicités de terroir et de cépages alors que la grande majorité de leurs arômes proviennent de levures sélectionnées et de pas mal d'autres adjuvants.

 

Parlons en de ces typicités de cépages : «pipi de chat» pour le sauvignon,agrumes pour le riesling et qui développent des soit-disant minéralités après très peu de vieillissement. Ce nivellement vers le bas de raisins non-aboutis dans leur maturité, pauvres en levures naturelles, pauvres en éléments vivants et salins en fait des vins fatigués avant l'heure et pourtant sulfités à outrance.

 

C'est le nivellement par le bas, mais cela arrange le grand monde de la viticulture de plus en plus industrielle,ceux que l'on appelle les gros metteurs en marché.

 

Si le dégustateur,le consommateur, l'amateur de vin se donne la peine de recevoir, de percevoir l'énergie,la vitalité,la salinité, le vivant contenu dans ces vins naturels il sera lui aussi libéré de cette idée pré-conçue qu'un vin devrait être une émotion vibrante et non un produit consensuel, marchand et correspondre à des critères édictés, par qui déjà ?   


Des écoles hôtelières financées,sponsorisées par des industriels du vin qui fabriquent des boissons standardisées ou des industriels de l'agroalimentaire inondant les cuisines des ces mêmes écoles et des cantines où mangent nos enfants des produits déshydratés tels que les fonds de sauce débordant d'exhausteurs de goût et j'en passe.


Mais je crois qu'au delà du goût il y a aussi  une envie de savoir ce que l'on consomme ce que l'on avale, de reprendre le pouvoir de consommer des produits meilleurs pour la planète et meilleurs pour nos organismes tellement empoisonnés de substances et de molécules diverses.

 

Ras le bol de cautionner à travers ce qu'on mange une politique qui ne fait qu'enrichir une  industrie agro-alimentaire où le souci de rentabilité  règne en maître, ras le bol de cautionner une agriculture et plus encore une viticulture première consommatrice de produits phytosanitaire de la planète. Cette rentabilité et cette hygiène outrancière qui poussent à détruire dans les moûts le peu de levures naturelles encore présentes, ces êtres invisibles qui sont un des fondements de la notion de terroir. Il faut nettoyer le milieu, dehors ces petites bêtes, ces bactéries qui ne sont pas celles qui correspondent à la norme de typicité notamment de cépages !

 

Ce formatage qui nous amène à trouver  trop de pommes sans goût mais calibrées, de la viande saturée d'antibiotiques mais engraissée rapidement, de vins saturés en molécules chimiques et ennuyeux en saveur avant d'être indigestes au nom de la tradition viticole Française.

 

Les vins libres sont sans doute parfois hors cadres dans ce qu'on appelle la conformité oenologique !

 

Et alors est-ce si grave que cela ?

 

Ces vins sont changeant selon la saison, la météo, la lune, le millésime, tous ces paramètres que le monde du vin «moderne» souhaite aplanir. Et pourtant n'est ce pas là aussi le charme de ces vins ?

 

Sommes nous toujours au top , il est clair que les vins «chimiques» et sur-sulfités ne sont pas des vins accompagnés, élevés, aimés et équilibrés. 

          

A l'heure ou la pensée unique est très présente dans le monde de la politique, de l'enseignement de l'entreprise où le débat qui concerne notre type de société pour les générations futures est mis entre parenthèse à cause de la crise, c'est au consommateur d'influer sur le devenir de la société  que nous souhaitons. Les vignerons qui produisent des vins libres ne représentent pas une bande d'allumés, de nostalgiques ou de soixante- huitards attardés. Ils sont des avant-gardistes de ce que devrait redevenir un paysan responsable, respectueux de la terre nourricière et des générations futures. Remercions- les d'agrandir tous les jours le club des francs-buveurs, n'en déplaise à tous ceux qui pensent ou qui aimeraient faire du vin une sorte de hamburger en bouteille !         

 

Jean WALCH

Au Fil du Vin Libre

26 Quai des Bateliers

67000 STRASBOURG


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Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 09:07

 

Oberle

 

 

Gérard Oberlé, ogre épicurien, né en Alsace, a raconté son parcours gourmand et œnologique, dans un ouvrage autobiographique « Itinéraires spiritueux ». Pourfendeur du conformisme et de la bienséance, il a commis d’autres livres croustillants. Invité à une émission à France-Culture, il a raconté sa vie et dénoncé ce que l’on pourrait appeler d’une façon globale et caricaturale le principe de précaution. « Les règles qui nous sont dictées par les moralistes, les hygiénistes et les ministres sont émasculatoires », a-t-il clamé lors de son passage sur les ondes.


Aussi, à l’heure où ces règles de tous ordres veulent nous cadrer ou recadrer, il est réconfortant de disserter, entre copains et amis, sur la texture, la longueur en bouche ou la salinité de ces vins non pollués par la chimie et la technologie. On peut alors en parler librement à grandes rasades de mots et de phrases.


Pour ma part, en trente-cinq années d’apprentissage, de tâtonnements, de réflexions, mon rapport au vin a évolué. Il est loin le temps où je me faisais fort de mettre un nom de fleur, de fruit ou d’épices sur les arômes qu’exhalait telle ou telle cuvée. Aujourd’hui, je recherche des vins que je peux boire, avaler, digérer et partager. Je suis particulièrement sensible aux vins gourmands. En plus, s’ils me procurent de l’émotion, mon plaisir est décuplé.


Certains sont heureux de contempler dans leur cave de belles bouteilles parées de jolies étiquettes au nom prestigieux. Des vins de garde, à fort potentiel, qui seront ou ne seront peut-être jamais dégustés. Est-ce l’âge,  l’expérience ou la conscience de la fragilité de la vie, toujours est-il que je ne rentre pas ou plus dans cette catégorie. Au fil des décennies, mon rapport au vin a évolué : j’ai le désir de goûter et de partager des vins délicieux et émouvants sans plus attendre. Les rencontres, les différents groupes de dégustation auxquels j’ai adhéré ont profondément modifié mes repères.


Mais, je reste profondément sensible aux mots qui circulent autour d’une bouteille. À mesure qu’elle se vide, les mots deviennent souvent plus spontanés, moins académiques, moins guindés. Ils coulent de source, disparaissent, se cherchent, se lâchent, rebondissent, gorgée après gorgée. Ils semblent avoir enfin chassé leur ennemi omniprésent aujourd’hui, je veux parler des chiffres ! Se sentant délivrés de toute oppression, les mots peuvent alors se prononcer, ils peuvent …dire, sans entrave, sans qu’on les force. Parfois ils s’arrêtent, se reposent. C’est alors le silence. Mais, pour peu que l’on prête l’oreille, on les entend encore marmonner, murmurer, chuchoter.


Si vous avez égaré vos mots, si vous voulez vous débarrasser de tous ces chiffres que l’on vous rabâche à longueur de journée, le salon des vins libres est tout indiqué. Vins et mots vous y attendent. Une certaine liberté également. Et ce n’est pas un vain mot !


Jean-Marc Gatteron


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