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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 11:16

A l’occasion de sa 5ème édition, l’équipe des vignerons du Salon des Vins Libres fera voler ses bouchons à la Villa Sturm & au Salon Rouge à Strasbourg, les 14 et 15 mai 2016.
Pour l'occasion, le salon lance un site web dédié. Toutes les informations y figurent : www.vinslibres.fr


Ce salon, destiné aux amoureux des vrais goûts et aux farouches de l’ivresse sans maux de tête, réunit une soixantaine de vignerons, d’Alsace, de France et de l’Etranger, dont Jean-Pierre et Chantal Frick, Christian Binner et Béatrice Binner-Cottin, Bruno et Elena Schueller et Patrick et Mireille Meyer, les fondateurs des Vins Libres en Alsace.


Dès les premières éditions, ils ont accueilli au sein du salon leurs collègues alsaciens, inscrits dans cette démarche nature, sous forme de « bar nouvelle génération ».
Pour cette nouvelle édition 2016, ces vignerons alsaciens, de plus en plus nombreux, organisent un évènement à part entière au Salon Rouge, le SALON D’ICI, en parallèle du traditionnel salon des Vins Libes : Le SALON D’AILLEURS.

QUOI ? DES VINS LIBRES ?
Les vins libres, une démarche qui progresse et qui bouscule. Des vins affranchis, sans autres artifices que la passion, la conviction et le temps qu’on accorde aux vins. Bref, des vins sains, digestes, sincères, authentiques et surtout, des vins savoureux, élaborés par des vignerons, qui dans une éthique naturelle, retournent aux vins sans soufre avec des cuvées soutirées et non-filtrées.


Le Salon des Vins Libres est organisé tous les deux ans par l’association Tandem qui regroupe nos vignerons convaincus et audacieux. Ce salon est l’occasion pour le grand public et les connaisseurs des vins libres d’échanger de façon conviviale, de se rencontrer autour de quelques verres... et de déguster des vins vivants dans une ambiance champêtre.


Cette année, deux grands lieux strasbourgeois accueilleront nos vignerons, la Villa Sturm (le SALON D’AILLEURS) et le Salon Rouge (Le SALON D’ICI). Des Vini’Causeries, sorte de mini conférences-débats, seront nourris de discussions autours des vins naturels.


Samedi 14 et dimanche 15 mai, 44 viticulteurs de toute la France et une sélection de vignerons italiens présenteront leurs vins libres à la Villa Sturm, en même temps 13 vignerons Alsaciens vous présenteront leur sélection de vins natures au Salon ROUGE enrichit d’un « bar des découvertes » regroupant 9 vignerons sur les prémices.


Des stands de bières, café, fromage, saucissons et tartes flambées seront présents la Villa Sturm.
Le célèbre Diner vigneron du samedi soir sera encore une fois porté par Thierry Schwartz.

La surprise de cette édition est le brunch "De la vigne a l'assiette" du dimanche matin 11H à la Villa Sturm.


Venez nombreux !

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 08:39

Décrié parce qu’il en est encore à ses débuts, le mouvement des vins naturels continue de progresser dans les esprits en bousculant quelque peu les idées œnologiques reçues. La première est que les premiers vins naturels, qui ont 12 à 14 ans d’âge, vieillissent très bien… Beaucoup voient dans ces idées reçues certaines similitudes avec les vins bio à leurs débuts, considérés comme une mode et dont l’agronomie laissait quelque peu perplexe de nombreux observateurs. Aujourd’hui, plus personne ne conteste l’existence de la filière des vins bio. Mais si l’agronomie s’est ouverte, l’œnologie reste en revanche attachée à certaines conceptions de la vinification. Par exemple : élaborer un vin sans sulfite est impossible.


Ils seront pourtant une vingtaine de vignerons alsaciens à proposer de tels vins naturels, les 3 et 4 mai prochains au caveau Sainte-Barbe de Sélestat, dont les quatre vignerons de vins naturels historiques, Bruno Schueller, Jean-Pierre Frick, Christian Binner et Patrick Meyer, et la nouvelle génération, Jean-Pierre Rietsch, Catherine Riss, Stéphane Bannwarth et de nombreux autres acquis à la cause des vins sans soufre et sans autre produit œnologique ajoutés. L’idée de ce type de vin progresse, estime Patrick Meyer : deux revendeurs de ce type de vins sur Strasbourg il y a cinq ans, huit aujourd’hui et des inconditionnels comme Christophe Andt du Pont du Corbeau ou Jean Walch, caviste de Au fil du vin libre…


Comparé à des vignobles comme Chablis, ou la Champagne, l’Alsace fait figure une fois de plus de terre de prédilection pour les vins naturels étant donné l’importance du nombre de vignerons qui s’essayent aux cuvées sans soufre, pigeage intégral même sur blancs, des cuvées juste soutirées, non filtrées et tirées au clair directement du fût, «à la chèvre». Le tirage à la chèvre, c’est-à-dire avec une tireuse à deux becs, d'où le nom, est directement branchée sur le fût. Cette pratique bourguignonne historique fait son grand retour dans cet univers des vignerons de vins naturels.

photo[1]

Il y a une raison selon Jean-Pierre Frick qui le pousse à élaborer de tels vins :«Je ne crains pas de revendiquer que je bois une demi-bouteille par repas. Ce n’est pas une honte». Mais pour cela, il faut que le vin soit «digeste», d’où la recherche d’une certaine minéralité. Et pour l’obtenir, il y a une donnée que l’œnologie ne pourra pas jamais résoudre : «Le temps fait des merveilles», souligne Bruno Schueller, dégustant son pinot noir Eichberg 2000, plus jeune que jamais. «Le vin, il faut lui donner le temps. Il faut prendre le temps des fermentations, le temps de l’élevage …»


Les quatre vignerons font état de relations apaisées avec les institutions de l’appellation. Sans doute leur capacité à capter et à séduire de nouveaux jeunes amateurs en recherche de ce type de vin y est-elle pour quelque-chose. «Certes il faut des garde-fous», reconnaît Jean-Pierre Frick en parlant du cahier des charges des vins d’Alsace. «Mais tout le monde n’est pas fou…», ajoute t-il, appréciant la tolérance dont fait preuve l’organisme de gestion, «ça ne se passe pas comme ça dans toutes les appellations…», conclut Patrick Meyer.

 

David Lefevre

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 09:00

C’est de l’amour liquide en fait le vin ?!

 

Le vin "nature", c'est quoi ? Une tendance, une mode ?

 

  Ou alors est-ce une prise de conscience sur ce qu'on boit, sur notre environnement, et le peu que l'on puisse faire à notre échelle ? On boit du vin vivant pour quoi ? Pour le goût ?



  Pour moi c'est un coup de foudre mais pas seulement. Je m'y suis mis par goût, mais mes valeurs étaient déjà du côté du bio.
Ce vin "nature", j'y suis arrivé par hasard.


  Je cherchais un stage pendant mes études de commerce des vins, et je faisais la tournée des cavistes du quartier. Je suis arrivé à la cave des Papilles, dans le 14ème arrondissement de Paris, avec mes idées de faire de la bière, de vendre du vin à la grande distribution, etc. Je n'y connaissais pas grand-chose puisque je commençais mes études, et je ne suis pas issu du milieu viticole, donc pas d'éducation du vin à la maison.


  Après avoir un peu causé, ils ont accepté de me prendre en stage. Je ne savais pas du tout qu'ils vendaient du vin libre, et à vrai dire je n'en avais pas encore entendu parler.


  Dans les premiers jours, je me suis un peu habitué à mon lieu de travail, on a pas mal causé vins, et un soir on a ouvert une quille. Forcément, j'avais choisi la bouteille au hasard, et je tombe sur le truc complètement fou. "Crépuscule" 2005 du domaine du Peyra. Un gamay d'Auvergne, sur des terroirs volcaniques. Une vraie bombe atomique. Je me suis retrouvé devant un flacon auquel je ne comprenais rien. Il y a des vins qui nous surprennent, qui nous font la leçon. J'ai donc mis le nez dans mon verre, découvert un bouquet d'arômes très complexe. Au début, ça sentait la ferme, puis avec de l'aération, on est arrivé sur des notes de fruits rouges, de petites baies, d'épices. Un grand bordel enivrant. Hop, on met en bouche, et on se retrouve avec un vin nerveux, tranchant. C'est un vin léger comme tout, un canon de soif. Il y a une grande acidité, un côté métallique, une longueur en bouche incroyable.


  Pas du tout le genre de canons qu'on nous faisait goûter en cours de dégustation. Là c'était plus "classique". On nous apprenait à reconnaitre chaque région, chaque cépage, mais avec des vins matraqués par les différents intrants. A la cave des Papilles, j'avais une nouvelle approche gustative des vins qui me parlait. Exit les jus sans folie, sans ce petit "truc" de magie.


Le vin nature, il m'a marqué pour un bon bout de temps, au point que je ne bois pas grand-chose d'autre.


  Évidemment ce Peyra m'aura fait de l'effet, mais il n'y a pas que ça. Je me suis rendu compte au fil de mon stage que les vignerons avec qui on travaillait étaient des gens humbles, qui cherchent à faire partager leur passion et leurs convictions. On ne m'a pas dit que c'était la seule façon de faire du bon vin, on m'a expliqué comment on faisait sans saloperies. Contrairement à l'autre "camp", celui des vins conventionnels où on te dit que faire du vin sans soufre c'est de la merde et qu'on va vite se rendre compte que ça n'a pas d'avenir, que de toute façon, les vins natures ça ne se garde pas, c'est des vins pas finis et autres discours. Bref le vin, ça doit rester une question de plaisir et d’échange.


J'ai mes convictions, j'ai aussi des goûts bien spécifiques qui me poussent vers le vin nature.


  Alors merci à Gérard, Franck et Florian pour le temps que vous m'avez consacré, et à tous les vignerons qui m'ont fait voyager avec leurs vins libres.


Pierre

 

IMG-20140217-00970.jpg

 

La vol’ c’est la vie

 

  Le vin je crois que j’ai toujours aimé ca, c’est peut être lié aux séjours viticoles dans lesquelles me trainait mes parents étant plus jeune. Je pense surtout que c’est grâce à leur envie de me faire partager et surtout goûter leur passion du vin que je suis tombé dans une cuve. Heureusement contrairement à Obélix, je ne suis pas privé de vin.


  Les années passèrent, c’était le début des soirées à boire un peu ce qu’on trouvait mais surtout des trucs bizarre et puis, lors d’une soirée, ou plutôt le lendemain, une illumination. Au réveil à la recherche d’une quelconque médication contre le mal de crâne, je réalisai que je n’en avais pas besoin, je me sentais parfaitement bien.


  C’est bizarre, on avait pas bu que de l’eau et même surtout du vin. D’ailleurs ils étaient pas mauvais ces vins, un peu bizarre les noms A360P, Les Pucelles ; fallait que je trouve ce qu’ils avait de différent. En me renseignant un peu, j’ai découvert qu’ils étaient fait en biodynamie et peu, voir pas, soufrés. Il devait y avoir quelque chose à exploiter là- dedans...


  À peu près à la même époque, j’avais mal au dos, j’allais donc chez le kiné installé dans le village où j’ai grandi. Marrant ce cabinet avec plein d’affiches des Dix vins cochons et L’épaulé jeté, le geste qui sauve le vigneron. Entre deux exercices de tortures, il m’arrivait donc de discuter de vin... C’était super intéressant de voir qu’il existait une autre approche du vin, très éloigné des appellations et des grands noms de Bordeaux.


  S’enchainèrent quelques soirées à découvrir cet univers du vin nature où finalement ce qui est le plus intéressant c’est de voir comme les personnalités des vignerons se ressentent dans leurs vins et s’éloignent des stéréotypes. Et voilà comment quelques dégustations plus tard je me retrouve embarqué dans un salon de vin nature, pour mon plus grand plaisir !

Franck

 

Coefficient de torchabilité extrême

 

  Le vin m’a toujours entouré, mais différentes étapes, évènements, choix, m’ont amené vers le vin naturel, sain, vivant, vibrant...


  Je suis jeune et j’aime partager des moments entre amis, faire la fête, bien manger, mais par contre pas avec des produits standardisés par le goût, par la couleur, par l’aspect, sans âmes. On peut être jeune et aimer les bonnes choses, non ?


  Grâce à des rencontres, des amitiés et même plus, je goûte les vins de Patrick et Mireille (Domaine Julien Meyer, Alsace), voilà j’ai goûté au vin nature...


  Après une expérience dans le développement durable, je me suis posé beaucoup de questions quant à ma façon de vivre, de consommer, de voir le monde, etc...


  Je me décide alors à vouloir travailler dans le vin nature, on me présente Jean Walch (Au fil du Vin Libre, Strasbourg), plusieurs mois passent et voilà l’aventure commence, on est en septembre 2012.


  Aujourd’hui l’aventure continue et une vraie passion est née, avec beaucoup d’émotions et de rencontres ! Peut-être que le fait de n’avoir à la base aucune formation dans le vin m’a permis d’être sensible à ces vins troubles, qui pétillent, qui puent, qui ont un goût bizarre, etc...


  Je ne bois pas un vin parce qu’il est bio mais plutôt parce qu’il est vivant, qu’il raconte une histoire, qu’il est issu d’un travail respectueux d’un terroir, mais aussi des Hommes et de la Nature qui l’entoure !


Charly

 

 

L’intégralité de ces textes ont été écrit sous l’influence de vin libre, toutes incohérences et remerciements aux créateurs de ces beautés.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 19:17

Nous sommes tous ; ou presque indignés par des pratiques qui visent à nous lobotomiser, afin de nous asservir à une cause qui nous dégoute !

Et Alors ?

Finalement ne sommes-nous  pas centrés sur notre nombril, nos semblables ont accès aux mêmes informations ; et chacun de nous peut réagir, agir ! Certains diront que nous n’avons pas tous les mêmes intérêts, possibilités, sensibilités etc. Certes …

L’homme n’en reste pas moins un animal  « évolué «  avec un instinct de survie, la question est donc posée quels vins voulons nous offrir à nos papilles, de quelle nourriture voulons nous nourrir nos corps et nos esprits et enfin quel sens voulons nous donner à notre existence ?


Pour être Libre il faut avant tout se libérer


Santé !

IMG_3655.JPG

Vinlibre, Joëlle & Nicolas Turin

15 Rue des Chavannes

Neuchâtel, Suisse

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 18:56

C'est par Jean-Pierre Rietsch que j'ai découvert il y a quelques années ces nouveaux vins que l'on nomme « libres » ou « nature ». Pour un néophyte comme moi, simple amateur de vin au sens où j'aime boire du vin - et tant qu'à faire, du bon vin - cette première expérience fut celle de l'étonnement. Je n'avais jamais goûté de vin de ce type, je découvrais de nouvelles sensations de nouveaux arômes, de nouveaux goûts.

 

Cette découverte était bien sûr passionnante. Avec une certaine expérience, on a l'impression d'avoir fait le tour des sensations que peut vous donner un vin, une région viticole ou un type de cépage. Tout à coup, je découvrais qu'il pouvait y avoir autre chose, que la palette aromatique, gustative ne se limitait pas à ce que je connaissais depuis des années. Ce fut un choc, une merveilleuse surprise, un enthousiasme immédiat, comme celui que l'on peut éprouver en découvrant un nouveau pays, avec ses paysages, ses odeurs, sa langue.

 

Jean-Pierre alors patiemment m'expliqua la démarche qui l'avait conduit à ce renouvellement. Il me lista les intrants qu'on pouvait ajouter au vin lors de son élaboration. J'en frémis rétrospectivement. Tout cela dans un vin ! Il essayait aussi de limiter voire de ne pas employer de soufre, ce fameux soufre qui depuis des générations conférait aux vins d'Alsace la réputation de donner mal au crâne ! Au nez je découvrais des arômes inattendus, en bouche j'expérimentais des sensations de breuvage détendu, et dans ma tête j'éprouvais un sentiment de joie à l'idée que je buvais un vin sain et naturel.

 Salon des vins libres photo

Naturels et libres, ces vins me semblent être les enfants du courant de pensée qui est né avec ma génération, la génération d'après-guerre, pour qui la nature et la liberté étaient les maîtres mots. Qu'on se souvienne un peu de cette période de la fin des années 60, où l'on sentait déjà si fort que la société dans laquelle nous vivions s'apprêtait à devenir une société entièrement vouée à la consommation et où certains d'entre nous essayaient de résister à cela. On y rêvait de retour à la campagne, de retrouver les pratiques d'une vie simple et saine. Bon pour la nature, bon pour nous ! On voulait se libérer des carcans d'une société par trop conservatrice, on voulait expérimenter de nouvelles voies. L'imagination au pouvoir ! On partait à la découverte de nouveaux continents, spirituels ou géographiques.

 

En buvant un de ces vins « nature » ou « libres », j'ai aujourd'hui la sensation que les belles idées de ma jeunesse se sont malgré tout un peu incarnées, et que le verbe s'est fait chair... liquide.

Un verre de vin, et voilà que coule dans mes veines le sang de mes belles utopies.

Merci, amis vignerons, de nous montrer qu'un autre monde est possible, et de nous aider à ne pas désespérer du celui dans lequel nous vivons !

Merci, amis vignerons, de renouveler nos sensations par vos belles expérimentations !

Je lève mon verre à votre santé !

 

 

 

Philippe Lutz

philippe.lutz@yahoo.fr

http://www.la-photo-du-jour.com/

http://ilesgrecques.wordpress.com/

http://lamourdelamarche.wordpress.com/

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 18:23

Après la réussite des éditions précédentes, la dream team des vignerons natures alsaciens remet le couvert, pardon ressort les tires bouchons. L’objectif est d’accueillir les amis producteurs venus des 4 coins de la France (voire plus !) pour une nouvelle édition du Salon des Vins Libres.


 

 

Ce rendez-vous qui désormais est une tradition bisannuelle attendue de tous les fervents de vins sans artifices se déroulera cette année au Caveau Sainte Barbe de la Ville de Sélestat, les 3 et 4 mai 2014, de 10h à 19h, dans le magnifique cadre du centre historique de cette bourgade bas-rhinoise.

 

 

Les 4 mousquetaires alsaciens, Chantal et Jean-Pierre FRICK, Mireille et Patrick MEYER, Elena et Bruno SCHUELLER et l’équipe BINNER sont heureux de vous accueillir pour un week-end de découverte, de dégustation, de convivialité et de fête, dans une ambiance humaine et chaleureuse, comme la philosophie des vins naturels l’accompagne toujours.

 

 

Consultez régulièrement le blog pour vous tenir au courant des nouveautés. La liste des vigneronnes et vignerons arrivera début Février, nous publierons également des actualités, paroles de jeunes, articles de leurs ainés. Nous vous invitons également à aimer notre page Facebook et suivre notre compte Twitter.


 

 

L’Ethique autour du Salon des Vins Libres


 

 

Les vins libres, naturels, nature, vivants, sans artifices, appelez-les comme vous le voulez, ont la fâcheuse tendance à rassembler, fort certainement à cause de leur forte éthique de production, des amateurs de bons breuvages, de bonne chaire, aimant partager des moments « simplement épicuriens », dans une ambiance chaleureuse et respectueuse des idées de chacun. C’est là que le mot « vin libre » trouve d’ailleurs tout son sens…


 

 

Mais alors, c’est quoi un vin libre ?


 

 

Tous les exposants qui présenteront leur production sont engagés dans la même démarche, avec le même « fantasme » au quotidien, élaborer un vin produit dans le respect de l’environnement, expressif des multiples facettes que transmet le terroir dont il est né, et surtout respectueux du consommateur final du produit, en lui apportant un vin sain et digeste.


 

 

En effet, le monde du vin a passé plusieurs décennies à porter ses efforts à rendre le vin esthétiquement le plus parfait, le plus accessible et le plus « au goût du client », et ce malheureusement souvent au détriment de son équilibre naturel, et son goût originel. L’idée des vins naturels est de ne pas gommer ses subtilités liées au climat, au terroir, au cépage, au millésime, au style du vigneron, à ses choix à ses idées, mais plutôt de les assumer et les expliquer au consommateur.

 

 

Résultat : des vins sincères, goûteux, authentiques, ayant une dimension émotionnelle, voire vibratoire que les standards au goût nivelé ont peut être perdu.

 

Comment ils sont faits ces vins libres ? 

 


 

 

L’ensemble des vignerons présents cultive leur vignoble en agriculture biologique et/ou biodynamique, seuls saluts pour permettre de développer une vie suffisante dans les sols, et donc une harmonie parfaite entre le sol, la plante, le cosmos et l’homme. Ces raisins sont vendangés obligatoirement à la main et transformés par le vigneron de la manière la plus respectueuse possible. Exit donc les procédés mécaniques et physiques traumatisants (flash pasteurisation, filtration tangentielle, osmose inverse, résines échangeuses d’ions…). Mais surtout toute la pharmacopée œnologique autorisée dont la liste est malheureusement interminable. Le seul intrant autorisé sera l’adjonction, si besoin, de doses minimales de soufre. Elles devront être obligatoirement très basses, à savoir :


 

 

-      Pour les vins rouges : 30 mg/l de soufre total après mise en bouteilles (pour se donner un ordre de grandeur, en Europe, la teneur maximale autorisée pour les vins en général est de 150 mg/l et pour les vins bios, selon le règlement adopté par l’UE très récemment, 100 mg/l)


 

 

-      Pour les vins blancs : 40 mg/l de soufre total pour les vins naturels, respectivement 200 pour les vins conventionnels, et 150 pour les vins bios

 

 

 

Ainsi vous l’aurez compris, les vignerons du salon des vins libres proposent un autre regard sur le vin, une ouverture alternative et paysanne, construite autour de l’échange, du respect des autres et de la liberté de choisir, pour une vie saine, fraternelle et épicurienne. D’ailleurs, des « vini causeries » seront organisées afin que les visiteurs puissent échanger et débattre autour de ses thèmes.


 

 

Le salon rassemblera aussi des produits du terroir de qualité, tartes flambées bio, sandwichs à base de pain au levain, vinaigres artisanaux, huîtres et homards directs de l’Atlantique, cafés biodynamiques, … De quoi régaler les papilles entre deux verres. 

 

 A très bientôt parmi nous, S’gelt.

 

 

 

 

Franck Degermann, pour les Vignerons Libres d’Alsace.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 11:30

 

L’association des vins naturels donne rendez-vous les 5 et 6 mai à Rouffach pour la deuxième édition du salon des vins libres où la présence d'une cinquantaine de vignerons de tous les terroirs de France est attendue. Débats et causeries en perspective pour cette filière naissante de la viticulture.

 

Il y a une quinzaine d’années, les quelques vins bio détonnaient dans la filière. Et les vignerons qui s’essayaient à l’agrobiologie devaient affronter une réticence forte à commencer par celle des détenteursd’un savoir agronomique porté sur la chimie des sols. Aujourd’hui, la question bio est entendue. En sera t-il de même pour les vins naturels dans quinze ans ? Toujours est-il qu’aujourd’hui, ils suscitent beaucoup de réticences de la part des milieux de l’œnologie. Car l’acidité volatile, l’un des multiples aspects de la question, reste considérée au plan œnologique comme au plan réglementaire comme un défaut majeur et rédhibitoire du vin, le rendant impropre à la consommation.


Pour les vignerons élaborateurs de vins naturels, cette fameuse volatile ne peut être assimilée systématiquement à de la piqûre d’autant que tous les vins n’ont pas le même rapport odorant à l’acescence. Certains tolèrent des teneurs en acides de la série acétique plus élevées que d’autres. C’est pour cela d’ailleurs que les teneurs maximales réglementaires ne sont pas les même selon les catégories de vins.


Les vignerons de vins naturels voient plutôt dans l’acescence l’expression d’une minéralisation (décomposition) poussée du jus de raisin. Quand d’autres estiment qu’il s’agit là d’une décomposition incontrôlée par des ferments dits indésirables. Une première brèche est apparue dans les fondements pasteuriens de l’œnologie qui considéraient que seule saccharomycès cerevisiae est favorable au vin. Désormais sont commercialisées des souches de levures Torulaspora delbrueckii… Certaines bactéries acétiques trouveront peut-être grâce aux yeux de l’œnologie dans les années à venir, pour peu qu’elles fassent l’objet d’enjeu commercial…


Il y a deux ans à l’abbaye de Marbach, le salon des vins libres avait suscité beaucoup de curiosité et attiré beaucoup de monde. Cette année, c’est dans l’ancien Hôtel de ville de Rouffach, reconvertit en maison des associations que se tiendra ce rendez-vous des vignerons qui revendiquent l’élaboration de vins naturels.

 

Plus bio que bio ? « Non ! », précise Jean-Pierre Frick, l’un des co-organisateurs avec ses confrères vignerons Christian et Audrey Binner à Ammerschwihr, Patrick et Mireille Meyer à Nothalten et Bruno  Schueller à Husseren-les-châteaux. La différence entre les vins naturels et les vins bio ne réside pas dans la méthode de production, mais dans la liberté d’expression du vin, pas forcément cadrée par les cahiers des charges d’appellations. L’on trouvera ainsi des élaborations surprenantes comme de la vinification sous voile, ou de la méthode ancestrale ou même encore des effervescents rouges, dans n’importe qu’elle appellation. Quitte même à sortir des critères règlementaires d’appellation, les vignerons de vins naturels se laissent guider par leur intuition vers une voie d’élaboration plutôt dictée par les conditions du terroir et du millésime et surtout par l’intérêt du vin. Elaborés sans aucun additif à l’exception d’un ou deux grammes de SO2 tout au plus, les vins naturels présentent la particularité d’évoluer fortement dans le verre à mesure qu’ils minéralisent au contact de l’air.


« Je dirais que ce sont des vins de complicité. On demande au dégustateur d’ouvrir ses sens, et surtout, ces vins ne se situent pas dans l’immédiateté », explique Jean-Pierre Frick. D’ailleurs, cette journée des vins libres sera l’occasion d’aller à la rencontre de vins peu ordinaires, mais surtout de gens d’esprits libres.

 

David LEFEBVRE

 


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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 17:14

 

La Nouvelle Génération des Vins Nature d’Alsace arrive en renfort !!

 

Depuis quelques années, on entend ça et là que tel vigneron Bio alsacien s’est expérimenté dans une cuvée nature, puis deux, puis aujourd’hui une vraie petite gamme. L’idée d’organiser une dégustation entre producteurs m’est donc venue l’été dernier, histoire de mettre en commun nos idées, nos inquiétudes, nos réussites, nos désespoirs. Avec l’aide de l’OPABA (Organisation Professionnelle pour l’Agriculture Biologique d’Alsace), nous étions une quinzaine de vignerons alsaciens, venus, quelques quilles sous le bras, à passer une soirée magnifique, à déguster au milieu des vignes (c’est là qu’on déguste le mieux !) et à partager un grand moment de convivialité tout en apprenant, des uns, des autres.

 

Parmi eux, 7 élaborent aujourd’hui une vraie gamme de cuvées respectant les critères techniques (et philosophiques) des vins naturels (AVN).  Il nous a donc semblé tout naturel d’associer ses joyeux lurons à notre événement international du Salon des Vins Libres !!

 

Venez donc découvrir le Bar de la Nouvelle Génération Nature d’Alsace. Les vignerons vous feront découvrir leurs cuvées, vous feront partager leurs expériences, leurs réussites. Vous pourrez aussi les soutenir dans leurs démarches, leur quête d’un vin pur et sain. Car n’oubliez pas, le Vin Naturel, c’est surtout de l’échange et du partage.

 

Vous y rencontrerez les cuvées de :

 

-          Stéphane Bannwarth d’Obermorschwihr

-     Vincent Fleith d'Ingersheim

-          Frédéric Geschickt d’Ammerschwihr

-          Jean François Ginglinger de Pfaffenheim

-          Hubert et Heidi Hausherr d’Eguisheim

-          Jean Pierre Rietsch de Mittelbergheim.

-          Vincent Stoeffler de Barr

 

Bonne dégustation et à bientôt,

 

            Christian Binner, pour les vignerons libres d’Alsace.

 


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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 20:32

 

Affiche-VL.jpg

 

 

La dream team des vignerons natures alsaciens est prête à venir accueillir ses amis producteurs venus des 4 coins de la France (voire plus !) pour une nouvelle édition du Salon des Vins Libres.


Ce rendez-vous qui désormais est une tradition bisannuelle attendue de tous les fervents de vins sans artifices se déroulera cette année à l’Ancien Hôtel de Ville de Rouffach, les 5 et 6 mai 2012, de 10h à 19h, dans le magnifique cadre du centre historique de cette belle bourgade viticole.


Les 4 mousquetaires alsaciens, Audrey et Christian BINNER, Chantal et Jean-Pierre FRICK, Mireille et Patrick MEYER, Elena et Bruno SCHUELLER sont heureux de vous accueillir pour un week-end de découverte, de dégustation, de convivialité et de fête, dans une ambiance humaine et chaleureuse, comme la philosophie des vins naturels l’accompagne toujours.


L’Ethique autour du Salon des Vins Libres


Les vins libres, naturels, nature, vivants, sans artifices, appelez-les comme vous le voulez, ont la fâcheuse tendance à rassembler, fort certainement à cause de leur forte éthique de production, des amateurs de bons breuvages, de bonne chaire, aimant partager des moments « simplement épicuriens », dans une ambiance chaleureuse et respectueuse des idées de chacun. C’est là que le mot « vin libre » trouve d’ailleurs tout son sens…


Mais alors, c’est quoi un vin libre ?


Tous les exposants qui présenteront leur production sont engagés dans la même démarche, avec le même « fantasme » au quotidien, élaborer un vin produit dans le respect de l’environnement, expressif des multiples facettes que transmet le terroir dont il est né, et surtout respectueux du consommateur final du produit, en lui apportant un vin sain et digeste.


En effet, le monde du vin a passé plusieurs décennies à porter ses efforts à rendre le vin esthétiquement le plus parfait, le plus accessible et le plus « au goût du client », et ce malheureusement souvent au détriment de son équilibre naturel, et son goût originel. L’idée des vins naturels est de ne pas gommer ses subtilités liées au climat, au terroir, au cépage, au millésime, au style du vigneron, à ses choix à ses idées, mais plutôt de les assumer et les expliquer au consommateur.


Résultat : des vins sincères, goûteux, authentiques, ayant une dimension émotionnelle, voire vibratoire que les standards au goût nivelé ont peut être perdu.


Comment ils sont faits ces vins libres ?


L’ensemble des vignerons présents cultive leur vignoble en agriculture biologique et/ou biodynamique, seuls saluts pour permettre de développer une vie suffisante dans les sols, et donc une harmonie parfaite entre le sol, la plante, le cosmos et l’homme. Ces raisins sont vendangés obligatoirement à la main et transformés par le vigneron de la manière la plus respectueuse possible. Exit donc les procédés mécaniques et physiques traumatisants (flash pasteurisation, filtration tangentielle, osmose inverse, résines échangeuses d’ions…). Mais surtout toute la pharmacopée œnologique autorisée dont la liste est malheureusement interminable. Le seul intrant autorisé sera l’adjonction, si besoin, de doses minimales de soufre. Elles devront être obligatoirement très basses, à savoir :


-      Pour les vins rouges : 30 mg/l de soufre total après mise en bouteilles (pour se donner un ordre de grandeur, en Europe, la teneur maximale autorisée pour les vins en général est de 150 mg/l et pour les vins bios, selon le règlement adopté par l’UE très récemment, 100 mg/l)


-      Pour les vins blancs : 40 mg/l de soufre total pour les vins naturels, respectivement 200 pour les vins conventionnels, et 150 pour les vins bios


Pour plus d’infos concernant les règles de production des vins naturels, le site de l’Association des Vins Naturels apporte bon nombre d’informations, entre autres le contenu de l’Engagement que signent les vignerons adhérents : http://www.lesvinsnaturels.org/charte-signee-par-les-vignerons/


Ainsi vous l’aurez compris, les vignerons du salon des vins libres proposent un autre regard sur le vin, une ouverture alternative et paysanne, construite autour de l’échange, du respect des autres et de la liberté de choisir, pour une vie saine, fraternelle et épicurienne. D’ailleurs, des « vini causeries » seront organisées afin que les visiteurs puissent échanger et débattre autour de ses thèmes.


Le salon rassemblera aussi des produits du terroir de qualité, tartes flambées bio, sandwichs à base de pain au levain, vinaigres artisanaux, huîtres et homards directs de l’Atlantique, cafés biodynamiques, … De quoi régaler les papilles entre deux verres. 

 

Enfin, comme par le passé, ce salon s’inscrit dans un calendrier du mois de mai définitivement porté sur les vins bios. En effet, outre notre salon du 5 et 6 mai, se déroulera le 1er mai la 8ème dégustation des vins bios d’Alsace au Château de Kientzheim, organisée par l’OPABA (Organisation Professionnelle de l’Agriculture Biologique d’Alsace) http://www.opaba.org/bioenalsace/, http://www.rdvvigneronsbioalsace.com/ ainsi que la 31ème Foire Eco-Bio d’Alsace, événement majeur dans le monde de la bio dans notre région http://www.foireecobioalsace.fr/


A très bientôt parmi nous, S’gelt.

 

 

Christian BINNER, pour les Vignerons Libres d’Alsace.

 


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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 19:12

 

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 Pasteur disait «le vin est la plus saine des boissons», à son époque peut-être car force est de constater qu'aujourd'hui on en est loin pour 95% des vins Français.


Alors ces vins libres, vins naturels ou vins natures, phénomène de mode, phénomène bobo des villes comme l'affirment les pisses-vinaigres ou  réel et vrai retour vers des saveurs oubliées.


Je pense et je constate un vrai enthousiasme auprès des jeunes que l'on dit parfois consommateurs de mauvaise bouffe. Sans être des dégustateurs aguerris,  les saveurs, les goûts de ces vins leur paraissent plus vrais plus près du fruit moins artificiels que tous ces vins qui expriment parait-il des typicités de terroir et de cépages alors que la grande majorité de leurs arômes proviennent de levures sélectionnées et de pas mal d'autres adjuvants.

 

Parlons en de ces typicités de cépages : «pipi de chat» pour le sauvignon,agrumes pour le riesling et qui développent des soit-disant minéralités après très peu de vieillissement. Ce nivellement vers le bas de raisins non-aboutis dans leur maturité, pauvres en levures naturelles, pauvres en éléments vivants et salins en fait des vins fatigués avant l'heure et pourtant sulfités à outrance.

 

C'est le nivellement par le bas, mais cela arrange le grand monde de la viticulture de plus en plus industrielle,ceux que l'on appelle les gros metteurs en marché.

 

Si le dégustateur,le consommateur, l'amateur de vin se donne la peine de recevoir, de percevoir l'énergie,la vitalité,la salinité, le vivant contenu dans ces vins naturels il sera lui aussi libéré de cette idée pré-conçue qu'un vin devrait être une émotion vibrante et non un produit consensuel, marchand et correspondre à des critères édictés, par qui déjà ?   


Des écoles hôtelières financées,sponsorisées par des industriels du vin qui fabriquent des boissons standardisées ou des industriels de l'agroalimentaire inondant les cuisines des ces mêmes écoles et des cantines où mangent nos enfants des produits déshydratés tels que les fonds de sauce débordant d'exhausteurs de goût et j'en passe.


Mais je crois qu'au delà du goût il y a aussi  une envie de savoir ce que l'on consomme ce que l'on avale, de reprendre le pouvoir de consommer des produits meilleurs pour la planète et meilleurs pour nos organismes tellement empoisonnés de substances et de molécules diverses.

 

Ras le bol de cautionner à travers ce qu'on mange une politique qui ne fait qu'enrichir une  industrie agro-alimentaire où le souci de rentabilité  règne en maître, ras le bol de cautionner une agriculture et plus encore une viticulture première consommatrice de produits phytosanitaire de la planète. Cette rentabilité et cette hygiène outrancière qui poussent à détruire dans les moûts le peu de levures naturelles encore présentes, ces êtres invisibles qui sont un des fondements de la notion de terroir. Il faut nettoyer le milieu, dehors ces petites bêtes, ces bactéries qui ne sont pas celles qui correspondent à la norme de typicité notamment de cépages !

 

Ce formatage qui nous amène à trouver  trop de pommes sans goût mais calibrées, de la viande saturée d'antibiotiques mais engraissée rapidement, de vins saturés en molécules chimiques et ennuyeux en saveur avant d'être indigestes au nom de la tradition viticole Française.

 

Les vins libres sont sans doute parfois hors cadres dans ce qu'on appelle la conformité oenologique !

 

Et alors est-ce si grave que cela ?

 

Ces vins sont changeant selon la saison, la météo, la lune, le millésime, tous ces paramètres que le monde du vin «moderne» souhaite aplanir. Et pourtant n'est ce pas là aussi le charme de ces vins ?

 

Sommes nous toujours au top , il est clair que les vins «chimiques» et sur-sulfités ne sont pas des vins accompagnés, élevés, aimés et équilibrés. 

          

A l'heure ou la pensée unique est très présente dans le monde de la politique, de l'enseignement de l'entreprise où le débat qui concerne notre type de société pour les générations futures est mis entre parenthèse à cause de la crise, c'est au consommateur d'influer sur le devenir de la société  que nous souhaitons. Les vignerons qui produisent des vins libres ne représentent pas une bande d'allumés, de nostalgiques ou de soixante- huitards attardés. Ils sont des avant-gardistes de ce que devrait redevenir un paysan responsable, respectueux de la terre nourricière et des générations futures. Remercions- les d'agrandir tous les jours le club des francs-buveurs, n'en déplaise à tous ceux qui pensent ou qui aimeraient faire du vin une sorte de hamburger en bouteille !         

 

Jean WALCH

Au Fil du Vin Libre

26 Quai des Bateliers

67000 STRASBOURG


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